Carole NG.

Carole, celle qui ne baisse jamais les bras.

Comment je suis arrivée chez ALICE ?

J’ai été orientée par l’un des services d’aide, je ne sais plus lequel, il y en avait beaucoup.
Je n’avais pas de travail, pas de formation, pas de logement, et pas de mode de garde pour mon petit garçon.

Le premier jour, j’ai été accueillie par le directeur, c’est lui qui m’a orientée vers ma conseillère.

Mon projet était de faire une formation CAP Petite Enfance, nous avons préparé des dossiers et des candidatures, mais ça n’a pas marché.

Malgré cela je n’ai pas baissé les bras : j’ai cherché une autre façon d’atteindre mon objectif. Je cherchais, et ma conseillère cherchait aussi de son côté.

En attendant, j’ai fréquenté l’atelier de La Montagne Vivra, pour améliorer mon français écrit; et chez ALICE, j’ai découvert l’informatique avec Nathalie, qui m’a appris à naviguer sur Internet. Maintenant je peux faire mes recherches moi-même.

J’ai trouvé la formation Assistante de Vie. Il fallait présenter sa candidature à l’AFPA et passer les tests, ma conseillère m’a donné du courage, et j’ai réussi.

Le 10 décembre 2007 j’ai commencé ma formation.
Ce qui m’a marquée, ce sont les stages : découverte de l’aide aux personnes âgées et aux personnes handicapées. C’était difficile, dur, à certains moments avec certaines personnes âgées qui perdent parfois le réseau. J’aimais beaucoup mieux m’occuper des enfants ! Mais je me suis accrochée, j’étais là pour apprendre.
Je voulais obtenir mon diplôme. Et je l’ai eu.

On a fêté ça avec ALICE en juin.

Avec  l’expérience des stages sur mon cv, on a lancé la recherche d’emploi.
J’en faisais de mon côté, sur les annonces et à l’ANPE, et ma conseillère cherchait aussi, et nous avions des rendez-vous ensemble pour faire le point.

Enfin, il y a eu le fameux entretien d’embauche où j’ai été sélectionnée !

Mes efforts n’étaient pas finis car la période d’essai (un mois renouvelable) n’était pas facile, c’est un grand souvenir ! Ma conseillère m’a soutenue, ainsi que mon employeur, pour comprendre mon rôle et finalement surmonter les premières difficultés.

Je suis en CDI depuis décembre 2008 comme garde d’enfants à domicile.

Maintenant j’ai un logement, mon fils a une place à la crèche, ma vie est plus tranquille.
Je me suis bien battue, maintenant je suis en paix.

Dans les prochains mois, je compte préparer mon permis de conduire.

Si des demandeurs d’emploi lisent mon témoignage, voici ce que je veux leur dire :

Il ne faut pas baisser les bras, ne jamais arrêter d’y croire.